Ordre Martiniste

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« En tête de tous les papiers officiels de l'ordre, on voit le nom kabbalistique du Christ, écrit en lettres hébraïques. Le Martinisme se présente ainsi tout d'abord comme une chevalerie chrétienne, constituée en dehors de toute confession et surtout de tout cléricalisme. L'ordre poursuit sa lutte contre le matérialisme et l'athéisme, et forme la porte d'entrée de la plupart des sociétés initiatiques contemporaines. Son organisation facilite du reste singulièrement la diffusion active des idées qu'il défend. Aucun membre ne paye de cotisation, dans les loges françaises, non plus que de droit d'entrée, tous les frais étant couverts par les officiers. Le Suprême Conseil est représenté dans chaque pays étranger par des délégués généraux et des délégués spéciaux auxquels la plus grande initiative est laissée. A ces délégués sont rattachés les loges et les groupes répandus dans chaque pays. Aux Etats-Unis, les loges sont assez nombreuses pour avoir formé un Conseil général sous la direction d'un souverain délégué général. Mais ce qui donne au Martinisme une puissance très grande de diffusion, c'est son système d'initiateurs libres, n'étant rattachés à aucun centre et ayant le pouvoir de conférer directement l'initiation. Ce système des initiateurs, fonctionnant d'après la loi de la génération des cellules, a été créé au XVIIIe siècle par le Martinisme et a été suivi par l'Illuminisme. »[1]
« L'Ordre Martiniste est un centre actif de diffusion initiatique. Il est constitué pour propager rapidement et d'une manière étendue les enseignements de l'occulte et les grandes lignes de la tradition occidentale chrétienne. Fortement centralisé par un Suprême Conseil de vingt et un membres, siégeant à Paris, les Délégués généraux et spéciaux, les Loges, les Groupes et les Initiateurs libres de l'Ordre Martiniste rayonnent donc en France et dans toute l'Europe, en Afrique et dans les deux Amériques. Aucune société initiatique ne possède en Occident le nombre de Loges et de Membres que compte l'Ordre Martiniste qui, grâce à ses affiliations, est en relations suivies avec les Babystes de Perse, les sociétés d'occultisme de Chine, et toutes les associations religieuses de l'Islam, et plusieurs centres de l'Inde auprès desquels les pourparlers sont entamés. »[2]

La création de l'Ordre Martiniste

Le premier Suprême Conseil

« Pour constituer - en 1891 - le premier Suprême Conseil de l'Ordre, Papus fit appel à dix de ses amis de la première heure et à Augustin Chaboseau bien entendu. Répondant à l'invitation de Stanislas de Guaita, le non-occultiste Maurice Barrès accepta de faire partie des douze premiers membres. Il ne devait pas rester longtemps... Les douze membres (au lieu de vingt et un plus tard) de ce Suprême Conseil furent : Paul Adam, Barlet, Maurice Barrès, Burget, A. Chaboseau, Lucien Chamuel, Stanislas de Guaita, Lejay, Montière, Papus (président), Joséphin Péladan et Paul Sédir. Barrès et Péladan furent, après leur départ volontaire du Suprême Conseil, remplacés respectivement par "Marc Haven" (Dr Lalande) et Victor-Emile Michelet. »[3]

La filiation de l'Ordre Martiniste

Groupements parallèles à l'Ordre Martiniste

« Au-dessous de l'Ordre Martiniste fonctionne le Groupe Indépendant d'études ésotériques, avec ses cent quatre branches et correspondants, et, parallèlement à l'Ordre, la Faculté des Sciences Hermétiques distribuant dans son centre de Paris et dans ses écoles annexes de Liège, de Madrid, de Berne et de Buenos-Ayres, à l'étranger ; de Lyon et de Bordeaux en France, un enseignement progressif conduisant, par l'examen, aux diplômes de bachelier, licencié et docteur en sciences hermétiques. »[4]

Notes et références

  1. PAPUS, L'Occultisme et le Spiritualisme, Alcan, 1902, pages 163 et 164
  2. PAPUS, Traité Élémentaire de Science Occulte, Chamuel, 1898, pages 385 et 386
  3. ENCAUSSE Philippe, Papus - Le "Balzac de l'Occultisme", Belfond, 1979, page 51
  4. PAPUS, Traité Élémentaire de Science Occulte, Chamuel, 1898, page 386