La résurrection de Jean Chapas, par Jean-Baptiste Ravier

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Récit de la résurrection de Jean Chapas par Monsieur Philippe, rapporté par Jean-Baptiste Ravier dans son ouvrage Confirmation de l'Evangile par les actes et paroles de Maître Philippe.

« Le début de notre histoire se situe dans une cour où des menuisiers s'affairent à préparer un cercueil. Un petit cercueil. Pour un enfant. J'étais l'un de ces menuisiers. Deux médecins sortent du petit immeuble par la porte principale et sont encore en pleine discussion.
- On n'a vraiment rien pu faire pour le sauver, cet enfant ! La science est encore bien faible !
- De toute façon, même prévenus plus tôt, nous n'aurions pas pu le sauver. Je crois avoir diagnostiqué une méningite fulgurante. Et vous, cher confrère ?
- Vous avez sans doute raison.
Puis insouciants : "Pas vraiment mauvaise cette petite eau-de-vie que nous a servie le père Chapas."
Ils s'éloignèrent dans la cour et continuèrent à pavoiser sans plus penser à l'enfant ni à la douleur des parents.
Je secouai la tête en les regardant partir. Les deux docteurs passèrent le porche quand aussitôt deux jeunes hommes les croisèrent, comme pressés.
- Il est mort il y a déjà quelques heures. J'ai mis du temps à te trouver ! Il y a eu un coma avant, a dit le docteur... Tu sais ce que c'est, toi, un coma ?
- Ce n'est rien, ce n'est rien. Pressons-nous.
Ils s'arrêtent devant la porte et frappent. On ouvre. Un homme, d'une quarantaine d'années, les fait entrer. Manifestement, ils se connaissent.
- Monsieur Claude (poignées de mains) m'a appris la nouvelle. Nous sommes venus vous présenter nos condoléances, à vous et à Madame Chapas.
- Oh, comme tu es bien gentil, Nizier.
Nizier Philippe salua Madame Chapas qui ne dit rien.
- Viens, mon garçon, il est allongé sur son lit.
Ils montent l'escalier. La mère qui les suit, les dépasse dans le long couloir et leur ouvre la porte.
Nizier Philippe entre dans la pièce, se signe, fait asseoir tout le monde, cherche autour de lui Madame Chapas et lui demande :
- "Me donnes-tu ton fils maintenant ?"
Elle lui répond : "Oui" sans bien comprendre ce qui arrive ; alors Nizier Philippe s'approche du lit, se concentre, debout, puis lance : "Jean, je te rends ton âme !"
Et l'invraisemblable se produit. Le défunt, blanc, reprend à mesure sa couleur de vivant, voit Nizier Philippe et lui sourit.
Emotion et joie dans l'assistance.
J'ai assisté à la scène. De ce jour mémorable, je n'ai plus jamais quitté le Maître Philippe. A l'époque, Monsieur Philippe habitait boulevard du Nord à Lyon et c'est là qu'il recevait des malades. Plus tard il vint habiter au 35 de la rue Tête d'Or et c'est dans ce lieu qu'il opéra ses plus merveilleuses cures.
Puis un jour, j'ai demandé au Maître de prendre des notes de ce que je voyais et de ce que j'entendais dans ses séances. Il accepta. Et en 1904, alors qu'il se trouvait en compagnie de nombreux amis qui déploraient l'annonce de son prochain départ, il se tourna vers moi et avec un sourire aux lèvres il leur dit : "Mais je ne vous laisse pas seul, regardez, je suis en train de faire imprimer mes Evangiles !" »[1]

Notes et références

  1. RAVIER Jean-Baptiste, Confirmation de l'Evangile par les actes et paroles de Maître Philippe, Le Mercure Dauphinois, 2005, pages 17 et 18