L'homme libre, par Michel de Saint Martin

De Wiki Philippe de Lyon
Aller à : Navigation, rechercher

Portrait de Monsieur Philippe rédigé par Michel de Saint Martin dans son ouvrage Révélations.

« (...) l’homme libre a reçu du Ciel tous les pouvoirs, même celui d’écrire sur le Livre de Vie dont parle St jean dans l’Apocalypse, notamment au chapitre III, verset 5.
Ce sont ces hommes libres qui forment une des Armées du Ciel, une armée invisible, inconnue, qui, sans répit, se bat pour nous, en opposant la douceur à la violence, la bonté à la cruauté et au mal, en payant par des souffrances les fautes et les erreurs que nous commettons.
Cette armée a des Chefs, et ces Chefs comme leurs hommes, luttent, souffrent et meurent pour nous.
Le Maître lui-même partage ces luttes et ces souffrances. Il disparaît au milieu de la foule, rien ne le désigne particulièrement à nos regards ; c’est un homme comme un autre, d’apparence du moins, tantôt dans une classe de la société, tantôt dans une autre. Il vit une existence dans laquelle ceux qui ne savent pas, ne peuvent rien remarquer de particulier. De cet homme inconnu, on dit beaucoup de bien, et plus de mal encore.
Et Lui, sans arrêt, sans répit, avec une inlassable sollicitude, dans une vie toujours active, Il distribue autour de Lui Son amitié, Son aide, Son temps, Ses conseils.
Il souffre comme nous souffrons, subit toutes sortes d’humiliations, car les affronts ne Lui sont pas épargnés, et toujours Il accepte cela humblement, sans jamais se montrer à ceux qui Le font souffrir, qu’Il pourrait immobiliser en Se dévoilant.
Ceux qui ont le bonheur ineffable de Le rencontrer ne Le reconnaissent pas toujours, alors qu’Il est avec eux ; ce n’est souvent qu’après Son départ que l’on comprend.
Mais, même dans ce cas, ce que le Maître venait leur apporter, Il le leur a donné, car toujours Il vient pour ceux qui ont besoin de Lui et le fait de L’avoir rencontré n’implique pas qu’on soit plus méritant qu’un autre, mais bien qu’on avait besoin de cette rencontre pour en recevoir les forces ou la Lumière qui nous manquaient, à moins que ce ne soit pour que certains de nos péchés nous soient remis ; si le médecin vient pour les blessés, il vient aussi pour les malades.
Et puis… bien des gens L’ont rencontré, ils n’ont rien vu, ni rien compris. Ne jugeons pas, car nous ignorons pour quelles raisons ils n’ont rien vu, ni rien compris.
Jamais Il ne Se montre, jamais Il ne Se révèle, qu’à ceux qui L’ont reconnu dans leur cœur, et seulement quand leur certitude est complète, et qu’Il les sait à peu près aptes à garder le secret.
Jamais Il ne dit qu’il est le Christ ; mais on Le reconnaît aux œuvres qu’Il fait, et si quelqu’un Lui dit qu’Il est le Christ, il répond : "Je suis votre frère et votre ami." »[1]

Notes et références

  1. SAINT MARTIN (DE) Michel, Révélations – Entretiens Spirituels sur le Maître Philippe de Lyon, Dangles, 1955, pages 178 à 180