Amitiés Spirituelles

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Couverture du premier Bulletin des Amitiés Spirituelles
Source : Les Amitiés Spirituelles

Association chrétienne libre et charitable, déclarée en 1920 selon la loi du 1er juillet 1901.

« La Société des "Amitiés Spirituelles", animée par Sédir, a été déclarée au "Journal Officiel" du 16 juillet 1920, n°159-364, et a pour objet : Association chrétienne libre et charitable. »[1]
« Les "Amitiés Spirituelles" ne sont pas autre chose qu'un mouvement de reprise du christianisme primitif, un moyen pour rapprocher les hommes du Christ. Ce qui nous lie, c'est la reconnaissance de la divinité du Christ et l'observance de l’Évangile. Le reste n'importe pas, ni la race, ni la religion, ni les opinions. »[2]

Les origines des Amitiés Spirituelles

« La Mort d'Alice Le Loup, survenue le 23 avril 1909, précipita l'orientation de la vie d'apostolat de Sédir. Il quitta la Banque de France. Ses amis le pressaient de prendre la tête d'un mouvement spiritualiste. Mais Sédir n'était pas un constructeur. De même qu'on chercherait en vain dans son œuvre une doctrine, un enseignement systématique, de même il n'a jamais voulu organiser sa vie, son activité ; il n'a voulu qu'obéir aux circonstances, instruments de la volonté de Dieu. On lui a demandé de faire des conférences ; il en a fait. On lui a demandé d'éditer ses conférences ; il les a éditées. Puis on lui a demandé de grouper les bonnes volontés qui s'étaient réunies autour de lui ; il les a rassemblées. »[3]
« Il faut tout de suite dire que la création de la Société des "Amitiés Spirituelles" en 1920 n'était que officialisation de l'existence d'une société qui fonctionnait déjà depuis plus de 12 ans. Sédir, l'homme, n'a rien fondé du tout ; ce sont ses amis qui se sont réunis autour de lui. »[4]

La création des Amitiés Spirituelles en 1920

« Le premier numéro du "Bulletin des Amitiés Spirituelles" parut en février 1919, et la présentation du programme disait : "Il faut bien que se rencontrent quelques amateurs d'impossible". Par la suite fut décidée la création d'une association déclarée selon la loi. C'est ainsi que le 16 juillet 1920 parut au "Journal Officiel" l'annonce des Amitiés Spirituelles, association chrétienne, libre et charitable. Le groupe des amis qui, depuis une dizaine d'années s'était peu à peu constitué, eut alors une existence et une dénomination officielles. »[5]
« LE COMITÉ DES CONFÉRENCES SÉDIR représente une Association d'hommes indépendants travaillant à la réalisation des doctrines de l’Évangile. Ils professent comme unique axiome de foi : Jésus-Christ, seul Fils de Dieu, Dieu lui-même, venu en chair dans le monde pour l'amener à Sa suite jusqu'à l’Éternel. Leur unique maxime, c'est d'aider les autres de toutes manières. Leur sacrement essentiel, c'est l'obscure prière au seul Dieu vivant, toute simple, toute confiante, toute joyeuse. Leur idéal est de préparer l'esprit humain, l'Individuel comme le Collectif, à recevoir la Lumière divine. Leur propagande s'effectue d'abord par l'exemple, puis par la parole et par le livre. Le Comité s'interdit toute polémique politique ou religieuse. Il ne dépend d'aucune organisation laïque ou ecclésiastique, ni d'aucune société secrète. »[6]
« Il devient nécessaire de faire appel à la collaboration de tous ceux qui vivent de notre idéal, mais qui peut-être ignorent qu'il est en leur pouvoir - et pourrai-je ajouter : de leur devoir - de travailler à la diffusion de cette lumière dont notre humanité ne peut être privée sans voir tarir une des sources de sa vie spirituelle. Le champ est vaste et nous avons besoin de beaucoup d'ouvriers... Notre groupement sera ce que seront ceux qui le composent : chacun est appelé à travailler dans le milieu où il a été placé, chacun doit faire briller la Lumière qu'il a reçue. Notre ferveur, notre activité, notre conviction seront la mesure de notre rayonnement et les moyens de notre succès. » (Emile Besson - Allocution de la 1ère Assemblée Générale des Amitiés Spirituelles du 19 septembre 1920)[7]

La déclaration de principes des "Amitiés Spirituelles"

« L'Association des "Amitiés Spirituelles" groupe les personnes de bonne volonté, quelle que soit leur nationalité ou leur religion, qui reconnaissent le Christ comme le seul Maître de la vie intérieure et l’Évangile comme la vraie loi des consciences et des peuples.
Il ne s'agit ni de fonder une religion nouvelle, ni de créer une secte de plus. Les membres de ce groupe respectent toutes les formes sociales ou religieuses : rien n'existe qui n'ait sa raison et son utilité. Ils ne critiquent aucune opinion, mais ils veulent ne dépendre que du seul Christ. Ils sont persuadés qu'une évolution collective réelle ne peut s'obtenir que par le relèvement spirituel et moral de chaque individu, et que les terribles difficultés qui menacent le monde occidental seraient vaincues si la majorité, à tous les degrés de l'échelle sociale, accomplissait davantage son devoir.
Ils professent comme axiome de foi : Jésus-Christ seul Fils de Dieu, Dieu Lui-Même, venu dans le monde pour l'emmener à Sa suite jusqu'à la vie éternelle.
Leur sacrement essentiel, c'est l'obscure prière au seul Dieu vivant, toute simple, toute confiante, toute joyeuse.
Leur idéal est de préparer l'esprit humain, l'individuel comme le collectif, à recevoir la Lumière divine.
En conséquence, les membres des "Amitiés Spirituelles" s'attachent à faire passer dans leurs actes les maximes de l’Évangile ; ouvriers, employés, patrons, pères, mères, citoyens, ils essaient d'accomplir ces diverses tâches avec une conscience intègre, chacun dans son cercle d'action.
Leur rayonnement s'opère d'abord par la prière, l'aide aux affligés, puis par la parole et enfin par le livre. Profondément convaincus que rien n'arrive sans la permission de Dieu, ils ne font pas figure de réformateurs austères ; l'expérience leur a démontré qu'un bon et fraternel coup d'épaule au malheureux embourbé l'aide et le réconforte bien plus que les discours. Ils ne s'immiscent jamais dans les consciences parce que, à leur avis, nos rapports avec Dieu sont chose trop grave pour dépendre d'un intermédiaire.
Ils vous demandent seulement de tenter pour votre compte l'essai qu'ils ont tenté pour le leur. S'interdisant toute polémique, ils ne dépendent d’aucune église, d'aucun groupe politique, ni d'aucune société secrète. »[8]

Le Bulletin des Amitiés Spirituelles

Notes et références

  1. COLLIN Philippe, Sédir, par et pour le Christ in SÉDIR, La Vie inconnue de Jésus-Christ selon l'enseignement de Maître Philippe, Le Mercure Dauphinois, 2008, page 41
  2. BESSON Emile et CAMIS Max, Sédir - Vie et Œuvre, Amitiés Spirituelles, 1981, page 244
  3. BESSON Emile et CAMIS Max, Sédir - Vie et Œuvre, Amitiés Spirituelles, 1981, page 34
  4. COLLIN Philippe, Sédir, par et pour le Christ in SÉDIR, La Vie inconnue de Jésus-Christ selon l'enseignement de Maître Philippe, Le Mercure Dauphinois, 2008, page 37
  5. BESSON Emile et CAMIS Max, Sédir - Vie et Œuvre, Amitiés Spirituelles, 1981, pages 42 et 43
  6. Les Amitiés Spirituelles - Organe Mensuel des Comités de Conférences Sédir, n°1, février 1919
  7. COLLIN Philippe, Sédir, par et pour le Christ in SÉDIR, La Vie inconnue de Jésus-Christ selon l'enseignement de Maître Philippe, Le Mercure Dauphinois, 2008, page 41
  8. BESSON Emile et CAMIS Max, Sédir - Vie et Œuvre, Amitiés Spirituelles, 1981, pages 244 à 246

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