Jean Chapas

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Jean Chapas (12 février 1863 - 2 septembre 1932), était le plus proche disciple de Monsieur Philippe.

« M. Philippe, qui aime les sobriquets, le surnomme "le caporal", ce qui signifie sans doute à ses yeux qu'il a quelque mérite à conduire avec lui les soldats du Christ qu'il enrôle chaque jour dans une armée singulière. »[1]

Biographie

La jeunesse de Jean Chapas (1863-1883)

La première mort de Jean Chapas

En 1870, à l'âge de sept ans, Jean Chapas fut déclaré mort par deux médecins, puis fut ramené à la vie par Monsieur Philippe, alors âgé de 21 ans.

« (...) Un jour de 1870, à l'âge de sept ans, Jean Chapas mourut une première fois dans le quartier Gorge-de-Loup. C'est en tout cas ce que rapporta Jean-Baptiste Ravier (1825-1907), un disciple fervent des séances de Monsieur Philippe. Deux médecins appelés à son chevet avaient déjà enregistré son décès et un menuisier prenait les mesures du petit corps pour fabriquer le cercueil. C'est alors que deux hommes se présentèrent : l'un d'eux était Monsieur Philippe. Il était venu parce qu'il connaissait depuis longtemps la famille. Il demanda à la mère de l'amener auprès de son enfant décédé. Il fit le signe de croix, se recueillit, puis s'adressa à la pauvre femme : - Me donnes-tu ton fils maintenant ? Sans bien saisir la question, elle lui répondit : - Oui. Alors, Monsieur Philippe s'approcha du lit, se concentra longuement et lança à voix forte : - Jean, je te rends ton âme ! Bientôt l'enfant ouvrit les yeux et sourit. »[2]

Jean-Baptiste Ravier fit un récit détaillé de la résurrection de Jean Chapas, à laquelle il assista personnellement, dans son ouvrage Confirmation de l'Evangile par les actes et paroles de Maître Philippe.

Les années d'apprentissage (1883-1894)

« (...) C'est à un jeune homme tout simple, un brave et modeste garçon comme lui d'origine paysanne, sans culture, sans histoire et sans envergure aux yeux du monde, que M. Philippe confie très tôt la succession à venir de son ministère. Cet homme, qui semble l'avoir fréquenté presque quotidiennement, à partir de 1883, dès son retour du service militaire, et qu'il prépare à lui succéder un jour, se nomme Jean Chapas (12 février 1863 - 2 septembre 1932). »[3]
« Le Maître éprouva très durement son élève au début de son apprentissage (...) Pendant quelques années, [Jean Chapas] accomplit en silence toutes les tâches que lui confia Monsieur Philippe. Madame Chapas (1862-1945) racontera que ce furent, pour le jeune homme, des années d'épreuves spirituelles et de formation interne au travail qui l'attendait, des années très difficiles. »[4]

Le disciple de Maître Philippe (1894-1903)

C'est en 1894, lors d'une séance, que Monsieur Philippe présenta Jean Chapas comme son successeur.

L'Ecole de Magnétisme de Lyon

« En novembre 1895, sur la proposition de Papus (qui avait été émerveillé par la puissance du Maître), une école secondaire de magnétisme et de massage fut établie à Lyon. M. Philippe fut pressenti pour en prendre la direction et il accepta. Il fut alors nommé professeur titulaire de la chaire de clinique magnétique tandis que, sur sa proposition, M. Jean Chapas était nommé maître de conférences chargé des cours d'histoire du magnétisme. »[5]

La deuxième mort de Jean Chapas

Le successeur de Maître Philippe (1903-1932)

« En février 1903 [Monsieur Philippe] dit adieu à ses fidèles : "Vous ne me verrez plus je m'en vais où j'ai à faire. On ne me verra pas partir. Je m'en vais, mais je vous laisse le Caporal - c'est ainsi qu'il désignait son disciple le plus cher, Jean Chapas -. Vous lui demanderez et il prendra sur lui de vous accorder des choses que moi-même je vous refuserais, comme à l'école les enfants s'adressent au pion qui leur donne ce que le maître d'école leur refuserait peut-être. Vous savez bien que moi aussi je ne vous abandonnerai jamais". »[6]

Au début du mois d'août 1903, Monsieur Philippe cessa les séances de la rue Tête d'Or. Elles furent reprises par Jean Chapas le 29 août 1903.[7]

« [Jean Chapas] participe aux côtés de son père spirituel aux séances quotidiennes, et dès 1902-1903, il le remplacera même pendant ses voyages en Russie, puis, à partir de 1904, il prendra le relais du guérisseur malade. »[8]

La mort de Maître Philippe

La mort de Jean Chapas (1932)

« Monsieur Chapas aimait beaucoup pêcher dans le Rhône, à Nattages (Ain), et c'est précisément pendant qu'il s'adonnait à la seule distraction qu'on lui ait connue, qu'il est mort le 2 septembre 1932. Il avait passé la journée à la pêche avec deux personnes, dont son ami François Galland, et au moment de plier les cannes et ranger tout le matériel, Monsieur Chapas leur offrit une cigarette en disant : "On s'en fume une dernière ?" et ils ont fumé. Au bout de quelques instants, Monsieur Chapas, qui avait son chapeau sur sa tête et qui était assis avec les autres, s'est levé ; il a enlevé son chapeau et il s'est effondré, inconscient. Une charrette tirée par deux bœufs et prêtée par un voisin transporta son corps jusqu'au château de Marnix où il résidait chez son ami Galland. Il rendit le dernier soupir dans la soirée, vers vingt heures. »[9]

Bibliographie

Ouvrages sur Jean Chapas

Notes et références

  1. CAILLET Serge, Monsieur Philippe, "l’Ami de Dieu", Dervy, 2000, page 49
  2. COLLIN Philippe, Vie et enseignement de Jean Chapas, Le Mercure Dauphinois, 2006, pages 9 et 10
  3. CAILLET Serge, Monsieur Philippe, "l’Ami de Dieu", Dervy, 2000, pages 48 et 49
  4. COLLIN Philippe, Vie et enseignement de Jean Chapas, Le Mercure Dauphinois, 2006, page 11
  5. ENCAUSSE Philippe, Le Maître Philippe, de Lyon - Thaumaturge et "Homme de Dieu", Editions Traditionnelles, 2003, pages 59 et 60
  6. HAEHL Alfred, Vie et paroles du Maître Philippe, Dervy, 2009, page 29
  7. CAILLET Serge, Monsieur Philippe, "l’Ami de Dieu", Dervy, 2000, page 124
  8. CAILLET Serge, Monsieur Philippe, "l’Ami de Dieu", Dervy, 2000, page 49
  9. COLLIN Philippe, Vie et enseignement de Jean Chapas, Le Mercure Dauphinois, 2006, page 35